Le chèque emploi service universel (CESU) préfinancé constitue en 2026 un levier intéressant, y compris pour les dirigeants d’entreprise, sous certaines conditions. Ce dispositif, comparable aux titres-restaurant, permet de financer des services à la personne (garde d’enfants, ménage, aide à domicile…) via un financement total ou partiel par l’entreprise.
Pour en bénéficier, il faut que le dirigeant perçoive une rémunération au cours de l’exercice.
Les dirigeants assimilés salariés (président de SAS ou de SASU, les gérants minoritaires ou égalitaires de SARL) peuvent en profiter dans les mêmes conditions que les salariés.
À ce titre, l’aide versée par l’entreprise est exonérée de cotisations sociales et non imposable dans la limite du plafond légal .
Les travailleurs non-salariés (gérant majoritaire de SARL ou d’EURL ainsi que les entrepreneurs individuels) peuvent également utiliser ce dispositif, mais avec un régime social différent, notamment sans exonération de cotisations sociales, tout en conservant un intérêt fiscal via la déductibilité de la dépense.
En 2026, le plafond d’exonération a été revalorisé à 2 591 € par an et par bénéficiaire. Dans cette limite, les sommes versées par l’entreprise sont exonérées de charges sociales, non imposables pour le bénéficiaire et déductibles du résultat fiscal de la société . L’entreprise peut également bénéficier d’un crédit d’impôt famille égal à 25 % des montants engagés.
Ainsi, bien structuré, le CESU préfinancé constitue en 2026 un outil d’optimisation sociale et fiscale pertinent pour le dirigeant, tout en améliorant concrètement son quotidien.
